Vérifier rapidement une évaluation d'études étrangères au Canada

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À quoi sert cette évaluation et qui la délivre

L'évaluation comparative des études étrangères est un document d'expertise qui permet à une personne formée à l'étranger de savoir comment ses diplômes et crédits sont reconnus au Canada. Ce n'est pas un équivalent automatique de diplôme : c'est un avis professionnel qui explique le niveau d'études atteint et comment il s'aligne avec le système d'éducation canadien.

Le Ministère de l'Immigration, de la Francisation et de l'Intégration du Québec et les autorités fédérales reconnaissent ces évaluations pour traiter les demandes d'immigration et d'accès au marché du travail. Vous la rencontrerez surtout dans des dossiers de candidats qui demandent une résidence permanente, un permis de travail, ou qui cherchent à faire reconnaître leurs qualifications professionnelles.

  • Qui l'émet

    Des organismes d'évaluation accrédités, agréés par les gouvernements du Québec et du Canada. Pas n'importe quel établissement privé : seules les organisations reconnues officiellement peuvent la produire.

  • Quand elle est demandée

    Lorsqu'un candidat à l'immigration, à l'emploi ou à une formation professionnelle au Canada doit prouver que ses études faites à l'étranger correspondent à un niveau reconnu. Elle est souvent obligatoire pour les travailleurs qualifiés.

  • Ce qu'elle dit et ne dit pas

    Elle confirme le niveau d'études réel et propose une équivalence avec le système canadien. En revanche, elle ne garantit pas l'accès à un emploi, à un permis ou à une profession réglementée : c'est un avis consultatif, pas une autorisation officielle.

  • Validité et poids

    Avis d'expert à titre indicatif seulement, non équivalent à un diplôme. Certains employeurs ou ordres professionnels peuvent l'exiger pour avancer, mais elle n'a de valeur que si elle provient d'un évaluateur reconnu.

Les signatures qu'on voit toujours sur une évaluation comparative valide

Quand vous recevez une évaluation comparative de vos études faites à l'étranger, certains éléments doivent absolument y figurer. Voici ce qu'il faut vérifier pour être sûr que le document tient la route.

  • Le nom de l'organisme qui l'a produite

    L'évaluation doit indiquer clairement quel service ou organisme l'a rédigée. Au Québec, c'est souvent le Ministère de l'Immigration, de la Francisation et de l'Intégration qui valide ces documents. C'est votre garantie que quelqu'un d'officiel a regardé votre dossier.

  • La date d'émission

    Cherchez quand l'évaluation a été remise. Ce détail importe surtout si vous la présentez à un employeur ou à une institution, car ils voudront une évaluation pas trop vieille.

  • Vos informations personnelles correctes

    Votre nom complet, date de naissance et numéro de dossier doivent figurer sur le document. Si l'une de ces données est mal écrite, l'évaluation risque d'être rejetée par un employeur ou un établissement scolaire.

  • La liste détaillée de vos diplômes évalués

    Le document énumère chaque diplôme que vous avez déclaré : son nom, le pays où vous l'avez obtenu, l'année, et comment il correspond au système québécois ou canadien. Sans cette liste, ce n'est qu'un bout de papier sans valeur.

  • L'avis d'équivalence ou les recommandations

    C'est le cœur du document : l'évaluation doit préciser à quel niveau votre formation étrangère se situe par rapport à un diplôme d'ici. Elle peut aussi indiquer s'il vous manque des cours ou une formation supplémentaire.

  • La mention que c'est un avis d'expert, pas un diplôme

    L'évaluation comparative n'équivaut pas à un vrai diplôme québécois ou canadien. Le document doit rappeler que c'est un avis professionnel pour vous aider, rien de plus. C'est légal et important pour éviter tout malentendu.

  • Un sceau ou un numéro de référence

    Cherchez un sceau officiel, un timbre ou un numéro de dossier unique. C'est ce qui prouve que l'organisme a vraiment traité votre demande et qu'on peut retrouver votre dossier si besoin.

  • Les coordonnées de contact de l'émetteur

    Le document doit indiquer où joindre l'organisme qui a émis l'évaluation, au cas où on aurait des questions ou qu'on devrait la faire vérifier. C'est aussi un gage de transparence.

Pourquoi vérifier une évaluation comparative des études

Un avis d'évaluation comparative n'a aucune valeur légale équivalente à un diplôme officiel. Quand quelqu'un vous le présente pour justifier ses compétences, vous prenez un risque réel : accepter un document qui ne prouve rien, ou pire, qui dissimule une formation réelle insuffisante. C'est particulièrement critique en recrutement, en crédit ou en contexte de responsabilité professionnelle (santé, finances, sécurité).

Cette évaluation est un avis d'expert à titre indicatif seulement. Elle n'engage pas les organismes d'immigration et ne remplace pas la reconnaissance formelle d'une qualification étrangère par un ordre professionnel, un collège ou un ministère. Vous devez vérifier si la personne dispose réellement du statut ou de la certification requise pour exercer le rôle auquel elle postule.

Vrai ou faux : comment trancher en 2 minutes

Vous avez un diplôme obtenu à l'étranger et vous vous demandez si c'est suffisant pour travailler au Québec ou au Canada. Voici comment vérifier rapidement si vous êtes sur la bonne piste, avant d'engager des démarches officielles.

  1. Étape 1 : Avez-vous un diplôme ou un certificat reconnaissable?

    Vrai ou faux : un diplôme d'une université reconnue internationalement suffit à lui seul. Réponse : faux. Au Québec et au Canada, même un diplôme solide nécessite une évaluation comparative officielle. Posez-vous la question : tenez-vous un document original signé, avec sceau officiel ou signature de l'établissement? Si c'est oui, c'est un bon départ.

  2. Étape 2 : Quelle profession visez-vous?

    Vrai ou faux : tous les métiers acceptent la même évaluation. Réponse : faux. Un ingénieur et un infirmier n'empruntent pas le même chemin. Certains ordres professionnels (génie, santé, droit) demandent des évaluations spécialisées. D'autres secteurs acceptent une évaluation générale. Identifiez d'abord si votre domaine est réglementé ou non.

  3. Étape 3 : Votre diplôme provient-il d'un pays signataire?

    Vrai ou faux : l'évaluation coûte pareil partout dans le monde. Réponse : faux, mais plus important encore, certains pays ont des accords avec le Canada. Si votre diplôme vient des États-Unis, du Royaume-Uni, de France ou d'un pays européen, les démarches peuvent être allégées. Vérifiez l'origine de votre document officiel d'études.

  4. Étape 4 : Consultez les deux sources officielles

    Avant d'avancer, lisez les guides officiels : le Québec explique comment fonctionne l'évaluation comparative sur son site (à propos de l'évaluation comparative). Le gouvernement du Canada détaille la marche à suivre pour l'Entrée express (L'évaluation des diplômes d'études). Ces deux sources vous diront exactement ce qu'il faut faire selon votre province et votre profil.

  5. Étape 5 : Un avis d'expert, c'est quoi au juste?

    Vrai ou faux : un avis d'expert remplace un diplôme. Réponse : faux. L'avis que vous obtiendrez est à titre indicatif seulement et n'équivaut pas à un diplôme québécois ou canadien. C'est un outil de guidance. L'employeur ou l'ordre professionnel aura le dernier mot sur l'acceptabilité de votre formation.

  6. Étape 6 : Lancez-vous ou attendez?

    Si vous avez répondu oui aux étapes 1 et 3, et que vous avez un secteur clair en tête (étape 2), il est temps de demander une évaluation officielle. Si vous doutez du statut réglementé de votre métier ou de la valeur réelle de votre diplôme, une consultation directe avec l'ordre professionnel concerné vous gagnera des semaines.

Prêt à avancer?

Rendez-vous sur le site officiel du Ministère de l'Immigration, de la Francisation et de l'Intégration du Québec ou sur celui du gouvernement du Canada pour lancer votre évaluation comparative. Ayez votre diplôme original à portée de main.

Consulter le guide officiel du Québec

Comment reconnaître une fausse évaluation comparative

Une évaluation comparative authentique comporte des marques bien précises. Voici ce qu'il faut vérifier avant d'accepter un document ou de le présenter à un employeur.

  • L'en-tête officiel du service d'évaluation

    Un vrai document porte le logo et le nom exact du service qui l'a produit (Ministère de l'Immigration, de la Francisation et de l'Intégration du Québec pour une évaluation québécoise, ou un organisme d'évaluation accrédité au fédéral pour Entrée express). Le faux affiche souvent un nom générique, vague ou partiellement correct. Méfiez-vous des variantes mineures du nom officiel.

  • Un numéro de dossier traçable

    Chaque évaluation reçoit un numéro unique. Ce numéro doit pouvoir être vérifié auprès de l'organisme émetteur. Un faux document soit n'en a pas, soit propose un numéro qui n'existe pas dans le système. Demandez à l'organisme de confirmer le numéro avant de faire confiance au papier.

  • La date d'émission et la signature d'un évaluateur

    Le document vrai porte une date précise et le nom ou le titre d'une personne responsable (évaluateur, coordinateur). Une vraie signature ou un sceau officiel renforce la crédibilité. Un faux date souvent du jour même, n'a pas de vrai contact responsable, ou la signature est floue, clipart ou manifestement imprimée.

  • La mention que ce n'est pas un diplôme

    Un document authentique rappelle clairement que l'évaluation comparative est un avis expert à titre indicatif seulement, et qu'elle ne remplace pas un diplôme officiel. Un faux omet cette mise en garde ou la cache au bas de la page. Cette phrase protège aussi le service de toute réclamation abusive.

  • Un rapport d'analyse détaillé, pas juste un tableau

    L'évaluation authentique contient une analyse des cours suivis, des compétences acquises et une comparaison claire avec le système québécois ou canadien. Un faux se limite souvent à un tableau ou à quelques lignes génériques. L'authentique fournit assez de détails pour qu'un employeur comprenne le profil du candidat.

  • L'absence de droits d'auteur ou de marques d'eau suspectes

    Un vrai document peut porter une marque d'eau discrète (sigle de l'organisme) pour l'authentification. Un faux, lui, affiche souvent des droits d'auteur génériques, des logos mal alignés, ou du texte mal pixellisé qui trahit une numérisation mauvaise ou une modification ultérieure.

  • Un en-tête ou pied de page cohérent sur toutes les pages

    Si le document s'étend sur plusieurs pages, chacune doit avoir le même en-tête, le même numéro de dossier et les mêmes infos de contact. Un faux perd cohérence : changement de police, numéro qui varie, ou coordonnées incomplètes d'une page à l'autre.

  • Des coordonnées de contact vérifiables

    Le document indique où et comment joindre le service qui l'a émis : adresse, téléphone, courriel. Appelez ou écrivez à ces coordonnées pour confirmer que le document existe et que ce dossier a bien été traité. Un faux donne des infos de contact inexactes ou inactives.

Document authentique et document contrefait : les différences qui sautent aux yeux

Une évaluation professionnelle des études étrangères, c'est un avis formel émis par un organisme accrédité au Canada. Avant d'accepter ce document pour un dossier de candidature ou une demande d'emploi, vous devez vérifier que la personne qui vous le présente l'a obtenu par les canaux officiels.

Voici comment distinguer un document légitime d'une contrefaçon.

Évaluation authentique

Ce que vous devez voir sur un vrai document.

  • Logo et en-tête de l'organisme d'évaluation reconnu au Canada (par exemple ECA, WES, ICAS, ou un autre service approuvé par Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada)
  • Numéro de référence unique, daté et attribué à la personne évaluée
  • Conclusion claire : équivalence estimée avec le système d'études canadien (par exemple « équivalent à un diplôme de baccalauréat »)
  • Adresse de vérification ou lien sécurisé permettant au tiers de confirmer l'authenticité auprès de l'organisme directement
  • Signature ou sceau officiel de l'organisme ; en version numérique, accès via portail en ligne avec identifiants sécurisés

Document suspect ou contrefait

Signes d'alerte qui doivent vous mettre en garde.

  • Logo flou, mal reproduit ou ne correspondant pas à celui affiché sur le site officiel de l'organisme
  • Numéro de référence manquant, vague ou qui ne peut pas être vérifié auprès de l'organisme
  • Langage vague ou imprécis : la conclusion n'établit pas clairement l'équivalence avec les études canadiennes
  • Pas de moyen de vérifier l'authenticité ; impossible de contacter l'organisme pour confirmer que ce document a été délivré
  • Qualité d'impression médiocre, signatures illisibles ou document remis uniquement en copie physique sans accès au dossier en ligne

Comment repérer une fausse évaluation comparative

Lorsqu'un candidat, un locataire ou un client vous présente une évaluation comparative de diplôme étranger, vous avez raison de vous montrer prudent. Ce document circule beaucoup au Canada, et malheureusement, certaines versions ne valent rien.

Les autorités canadiennes et québécoises ne publient pas de chiffres publics sur le nombre de fausses évaluations en circulation. Cependant, le fait que des organismes privés proposent des « évaluations comparatives » sans vérification rigoureuse crée un risque réel de fraude.

Voici ce que vous devez vérifier pour ne pas vous faire berner.

  • Vérifiez auprès de l'organisme censé l'avoir délivré

    Au Québec, seul le ministère de l'Immigration, de la Francisation et de l'Intégration (MIFI) produit des évaluations comparatives officielles. Au niveau fédéral, c'est Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC) qui encadre les évaluations pour Entrée express. Si le porteur du document ne peut pas vous donner le nom de l'organisme ou prétend que c'est un service privé qui l'a délivré sans agrément gouvernemental, c'est un signal d'alerte.

  • Cherchez les éléments de sécurité

    Une évaluation comparative officielle porte des marques de sécurité visibles: en-tête officiel, numéro de référence traçable, date d'émission claire, mention explicite des critères utilisés pour la comparaison. Un document photocopié, flou, sans numéro de dossier ou sans logo gouvernemental reconnaissable doit vous rendre méfiant.

  • Ne confondez pas avis indicatif et diplôme reconnu

    C'est le point critique: une évaluation comparative n'est pas une équivalence de diplôme. Ce document dit seulement « à titre indicatif, vos études se rapprochent de ceci au Canada ». Ce n'est jamais un diplôme, ni une certification professionnelle. Si le porteur vous dit que ce document le qualifie pour un emploi ou un permis sans conditions supplémentaires, méfiez-vous. Les autorités canadiennes exigent souvent des étapes de vérification ou de validation complémentaires.

  • Vérifiez en ligne auprès des organismes officiels

    Si le document porte un numéro de dossier ou de référence, contactez directement l'organisme censé l'avoir émis (MIFI pour le Québec, IRCC pour le fédéral). Les sites des ministères offrent des formulaires ou des numéros pour vérifier l'authenticité d'un document. Ne vous fiez pas au numéro de téléphone fourni par le porteur: cherchez le contact officiel vous-même.

  • Attention aux délais d'obtention trop rapides

    Une véritable évaluation comparative prend du temps. Les ministères canadiens doivent examiner les transcriptions originales, souvent en accord avec l'établissement étranger d'origine. Si quelqu'un vous dit avoir obtenu son évaluation en quelques jours ou via un service express non officiel, ce n'est probablement pas légitime.

Qu'est-ce que les faussaires modifient dans une évaluation comparative?

Quand un candidat vous présente une évaluation comparative de ses études étrangères, vous vous demandez légitimement si elle est authentique. Les techniques de contrefaçon évoluent constamment, mais elles suivent des schémas reconnaissables. Voici comment les faussaires s'y prennent, et comment repérer les traces qu'ils laissent.

  • Modification du niveau d'équivalence obtenu

    La personne qui falsifie change manuellement (ou en retouche numérique) le niveau d'équivalence final : passer de «équivalent à un diplôme d'études collégiales» à «équivalent à un diplôme universitaire» par exemple. Le risque pour vous : vous acceptez un candidat ou un locataire sur la base d'une qualification gonflée. Vérifiez directement auprès de l'organisme d'évaluation (Service de reconnaissance des diplômes du Québec, ou un service équivalent pour d'autres provinces) le niveau réel attribué.

  • Falsification de la signature ou du sceau de l'organisme évaluateur

    Un faux document porte une signature ou un timbre qui ressemble à celui d'un véritable organisme d'évaluation, mais qui ne correspond pas exactement. Les contrefacteurs reproduisent des images trouvées en ligne ou utilisent une signature photocopiée puis modifiée. Pour vérifier: appelez directement l'organisme qui aurait supposément émis l'avis. Ils peuvent vous confirmer en quelques minutes si un avis a été délivré au nom du candidat.

  • Ajout ou modification des dates d'évaluation

    L'avis porte une date fausse (plus récente qu'elle ne l'est vraiment, ou datée d'une période où l'organisme n'existait pas). Cela permet au faussaire de contourner une limite de validité ou de faire croire que l'évaluation est à jour. Demandez toujours le numéro de référence de l'avis et vérifiez-le auprès de l'organisme émetteur. Ce numéro est traçable dans leurs archives.

  • Modification du diplôme de base comparé

    Le faussaire change le nom ou la discipline du diplôme étranger original (par exemple: transformer un «Baccalauréat en sciences sociales» en «Baccalauréat en génie»). Le document paraît authentique à première vue, mais l'évaluation repose sur une qualification fictive. Le risque: vous embauchez quelqu'un dont les vraies compétences ne correspondent pas au poste. Croisez toujours avec le diplôme original présenté par le candidat.

  • Copie d'un avis d'une autre personne avec modification des identifiants

    Le faussaire prend l'avis d'évaluation légitime d'une tierce personne et remplace le nom, la date de naissance ou le numéro d'identification du candidat. Les éléments techniques du document restent intacts, ce qui les rend difficiles à suspecter au premier coup d'œil. Cherchez les incohérences entre les noms, les dates, et le numéro de dossier. Vérifiez directement auprès de l'organisme que ce dossier correspond bien à cette personne.

  • Utilisation d'un avis devenu invalide ou archivé

    Un avis d'évaluation authentique, mais datant de plusieurs années, est présenté comme s'il était toujours valide. L'organisme peut avoir mis à jour ses critères d'évaluation ou l'avis peut ne plus être accepté par les autorités de régulation. L'avis est réel, mais périmé dans les faits. Vérifiez l'année d'émission et demandez à l'organisme si cet avis est encore reconnu selon les normes actuelles.

  • Présentation d'une lettre d'appréciation comme avis officiel

    Le candidat montre un courrier informel ou une lettre de recommandation d'une université ou d'un établissement étranger, en prétendant qu'il s'agit d'une évaluation officielle. Ces documents ne sont pas émis par les organismes de reconnaissance accrédités au Canada ou au Québec. Exigez un avis d'évaluation provenant d'un service reconnu (par exemple, le Service de reconnaissance des diplômes du Québec), pas une simple lettre institutionnelle.

  • Avis imité d'un organisme inexistant ou non accrédité

    Le document provient d'une organisation qui porte un nom similaire à un véritable organisme d'évaluation, mais qui n'existe pas vraiment ou n'est pas accrédité pour délivrer des avis officiels au Canada. Les contrefacteurs créent des sites web ou des logos qui imitent les vrais services. Consultez la liste officielle des organismes de reconnaissance accrédités avant d'accepter un avis. Au Québec, le Ministère de l'Immigration, de la Francisation et de l'Intégration publie la liste des services reconnus.

La personne présente un avis d'évaluation qui vous semble louche

Un candidat vous soumet un avis d'évaluation comparative de diplôme étranger pour justifier ses qualifications. Avant de le prendre en compte, vous avez raison de vous méfier. Un faux avis circule, et les conséquences légales peuvent être graves pour vous comme pour le porteur du document.

Voici comment vérifier si le document est authentique et les gestes à faire immédiatement.

  • Vérifiez auprès de l'organisme émetteur officiel

    Contactez directement le ministère de l'Immigration, de la Francisation et de l'Intégration du Québec (pour les évaluations comparatives québécoises) ou le service compétent au fédéral (Entrée express). Ne vous fiez pas aux coordonnées indiquées sur le document : trouvez le numéro officiel vous-même sur le site gouvernemental. Demandez-leur si l'avis existe bien et si le numéro de dossier fourni est enregistré.

  • Examinez les détails du document physique ou numérique

    Un vrai avis comporte des marqueurs de sécurité clairement identifiables. Cherchez des filigranes, des logos gouvernementaux, une signature numérique ou un code QR vérifiable. Le papier ou le fichier PDF doit être d'une qualité reproductible. Les faux avis souffrent souvent d'une résolution basse, de typos, de formatage bancal ou de couleurs délavées.

  • Demandez à la personne les détails de sa demande d'évaluation

    Posez des questions précises : quand a-t-elle soumis son dossier, à quel organisme évaluateur, quel était le délai de traitement annoncé. Un porteur de document authentique peut retracer son parcours. S'il hésite, invente des dates ou ne peut pas vous donner le numéro de dossier exact, c'est un signal d'alarme.

  • Consultez les organismes évaluateurs reconnus officiellement

    Au Québec et au Canada, seuls des organismes accrédités peuvent émettre des avis. Vérifiez que l'avis provient de l'une de ces entités. Une liste officielle est disponible auprès des ministères. Un avis émis par un service qui n'existe pas ou n'est pas réglementé est nécessairement un faux.

  • Ne pas accepter le document si vous avez un doute

    Votre instinct vous crie gare ? Refusez purement et simplement le document et demandez à la personne de vous en présenter un original certifié, obtenu directement auprès de l'organisme évaluateur. Il est toujours préférable de perdre quelques jours de vérification que de prendre le risque de faire embaucher, louer ou accorder un crédit sur la base d'un faux.

Puis-je vérifier si quelqu'un a vraiment le droit de demander une évaluation comparative de ses études

Oui, vous avez le droit de vérifier si la personne qui vous présente une évaluation comparative possède réellement les qualifications qu'elle prétend avoir. C'est une question légitime, surtout si vous êtes recruteur, gestionnaire de crédit ou propriétaire.

L'évaluation comparative des études étrangères est un document officiel qui traduit les diplômes obtenus à l'étranger en équivalent québécois ou canadien. Cependant, ce document a des limites importantes que vous devez connaître pour bien l'interpréter.

  • Qui peut demander une évaluation comparative

    La personne qui présente ce document l'a sollicitée auprès d'un organisme d'évaluation reconnu (au Québec ou au Canada). Elle n'avait pas besoin d'une permission préalable pour la demander, mais elle doit faire évaluer ses études elle-même. Vous ne pouvez pas le faire à sa place.

  • Ce que le document dit réellement

    L'évaluation comparative n'est pas un diplôme officiel. C'est un avis d'expert qui compare les études complétées à l'étranger avec le système éducatif québécois ou canadien. Son but est d'aider les employeurs, les ordres professionnels et les établissements d'enseignement à comprendre le niveau réel de formation de la personne.

  • Les limites du document

    Ce rapport reste un avis à titre indicatif seulement et ne remplace pas un diplôme officiel ou un permis d'exercice professionnel. Si vous engagez quelqu'un pour un poste réglementé (infirmier, ingénieur, comptable), vous devez vérifier les accréditations professionnelles auprès des ordres compétents, pas vous arrêter à l'évaluation comparative.

  • Comment vérifier l'authenticité du document

    Demandez à la personne le nom exact de l'organisme d'évaluation qui a produit le rapport. Vérifiez auprès de cet organisme que le document est bel et bien authentique. Les organismes agréés au Canada sont listés sur le site d'Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada pour la catégorie Entrée express, et au Québec sur le site du ministère de l'Immigration, de la Francisation et de l'Intégration.

  • Conservation et partage de l'information

    Si vous conservez ce document pour le dossier de la personne, traitez-le comme une information personnelle. Ne le partagez qu'avec les personnes autorisées (RH, gestionnaire direct, ordres professionnels si nécessaire). Si vous êtes assujetti à la Loi sur la protection des renseignements personnels au Canada, respectez vos obligations légales de confidentialité.

Comment obtenir une évaluation professionnelle des études étrangères

Vous avez reçu une évaluation comparative d'études étrangères et vous devez vérifier si elle vient d'un organisme légitime ? Voici comment fonctionne réellement l'obtention de ce document au Canada. Gardez en tête que cette évaluation n'est qu'un avis d'expert à titre informatif : elle ne remplace jamais un vrai diplôme et ne confère aucun droit de reconnaissance professionnelle automatique.

  1. Identifier l'organisme accrédité qui a émis le document

    L'évaluation comparative doit provenir d'un organisme autorisé par le gouvernement fédéral ou provincial. Si la personne qui présente le document affirme l'avoir obtenue, demandez-lui le nom exact de cet organisme et vérifiez sur le site officiel du Ministère de l'Immigration, de la Francisation et de l'Intégration du Québec ou d'Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada que cet organisme figure dans la liste des évaluateurs reconnus. Aucun document sans source traceable n'a de valeur.

  2. Consulter directement l'organisme pour valider l'authenticité

    Contactez l'organisme indiqué sur le document pour confirmer que l'évaluation a bien été délivrée au nom de la personne qui la présente. Donnez-leur le numéro de référence ou l'identifiant du dossier s'il y en a un. L'organisme vous confirmera rapidement si le document est authentique et qui en est le destinataire.

  3. Vérifier que le document indique l'équivalence exacte

    Une évaluation professionnelle doit préciser clairement à quel niveau de qualification étrangère correspond le diplôme évalué (par exemple : bachelier, maîtrise, diplôme professionnel). Assurez-vous que la conclusion du document ne contient pas de zone floue, de langage évasif ou de réserves importantes qui pourraient masquer des lacunes réelles.

  4. Rappeler que l'avis n'équivaut pas à une licence professionnelle

    Même avec une évaluation en main, le candidat ou la candidate doit comprendre que cet avis ne lui ouvre pas automatiquement l'accès à une profession réglementée (ingénieur, avocat, travailleur social, infirmier). Il doit parfois passer des examens supplémentaires ou suivre une formation complémentaire auprès de l'ordre professionnel compétent.

  5. Conserver le lien vers les sources officielles

    Gardez à portée de main les coordonnées des organismes autorisés. Au Québec, consultez le site du Ministère de l'Immigration, de la Francisation et de l'Intégration. Au niveau fédéral, référez-vous au portail d'Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada. Ces sources vous permettront de vérifier tout document présenté à l'avenir.

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Vos questions sur l'évaluation de vos diplômes étrangers au Canada

Vous devez d'abord identifier l'organisme d'évaluation reconnu dans votre province, car chaque région a ses critères spécifiques. Vous soumettez ensuite vos documents officiels (relevés de notes, diplômes, descriptions de cours) à l'organisme, qui compare votre formation à l'équivalent canadien. Le processus prend généralement entre 4 et 12 semaines selon l'organisme et la complexité de votre dossier.

Au Canada, les principaux organismes sont World Education Services (WES), International Credentials Evaluation Service (ICES) et d'autres agences provinciales reconnues. Chaque organisme a sa propre accréditation et ses tarifs, mais tous suivent des standards comparables pour évaluer vos diplômes et les classer selon le système d'éducation canadien.

Les frais varient généralement entre 200 et 350 dollars canadiens selon l'organisme et le type d'évaluation choisi. Une évaluation standard coûte moins cher qu'une évaluation détaillée qui inclut une analyse complète de chaque cours suivi. Certains organismes offrent aussi des services accélérés moyennant des frais supplémentaires.

Une évaluation est généralement valide indéfiniment auprès des institutions qui l'acceptent, mais certains employeurs ou ordres professionnels peuvent exiger une évaluation récente (moins de 3 à 5 ans). Il vaut mieux vérifier directement avec l'employeur ou l'ordre professionnel visé, car les exigences changent selon le domaine et la province.

Cela dépend entièrement de votre domaine et de l'employeur. Dans les métiers réglementés (médecine, génie, comptabilité, enseignement), une évaluation est obligatoire pour obtenir votre permis ou accréditation. Pour les emplois non réglementés, certains employeurs la demandent volontairement pour vérifier vos qualifications, mais ce n'est pas toujours nécessaire.

Vous devez généralement envoyer vos diplômes originaux ou attestés conformes, vos relevés de notes officiels, et souvent une description détaillée des cours suivis si elle n'est pas fournie par votre établissement. Les documents doivent être traduits en anglais ou français par un traducteur agréé, et envoyés directement par votre établissement d'origine ou sous pli scellé pour garantir leur authenticité.

Non, les ordres professionnels au Canada exigent presque tous une évaluation des diplômes étrangers avant de traiter votre demande de reconnaissance. Cette évaluation est un préalable incontournable dans les secteurs réglementés comme la médecine, le droit, l'ingénierie ou l'enseignement.

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