Vérifier un relevé d'emploi en quelques secondes

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À quoi sert ce document et qui l'émet

Le Relevé d'emploi (RE) est un document officiel émis par l'employeur lorsqu'un employé cesse de recevoir un salaire. Vous le recevrez si la personne qui le présente a arrêté de travailler ou a reçu une dernière paie, et qu'elle a gagné un salaire assurable pendant son emploi.

Service Canada (Emploi et Développement social Canada) attend ce document pour vérifier si la personne a droit aux prestations d'assurance-emploi. C'est donc un élément clé quand quelqu'un demande ces prestations ou quand vous vérifiez son statut professionnel récent.

  • Émetteur officiel

    L'employeur est responsable de produire et de transmettre le RE à Service Canada. Il doit le faire dès qu'un employé arrête de travailler ou reçoit sa dernière paie.

  • Raison de l'arrêt

    Le RE indique pourquoi l'emploi a pris fin : licenciement, démission, fin de contrat ou autre motif. Cette raison influence directement l'admissibilité aux prestations.

  • Salaire assurable déclaré

    Le document énumère tous les gains que la personne a reçus pendant son emploi et qui comptent pour le calcul des prestations.

  • Numéro de série unique

    Chaque RE comporte un numéro de série commençant par W, M ou Y (selon sa forme électronique). Cela permet à Service Canada de retracer exactement quel employeur a produit le document.

Les informations qui doivent figurer sur tout relevé d'emploi valide

Avant d'accepter un relevé d'emploi (RE) comme preuve auprès de Service Canada, assurez-vous que votre employeur y a inscrit les bonnes informations. Voici ce qu'on retrouve toujours sur un document légitime.

  • Numéro de série unique

    Le RE porte un numéro de 9 caractères alphanumériques commençant par W, M ou Y. Ce numéro est attribué automatiquement si le RE a été soumis en ligne, ou il est pré-imprimé si c'est une version papier. Vérifiez que ce numéro figure bien dans la partie haute du document.

  • Le numéro d'entreprise de l'ARC

    Votre employeur doit indiquer son numéro de compte de l'Agence du revenu du Canada. C'est ce qui permet à Service Canada de faire le lien avec le bon employeur.

  • Votre numéro d'assurance sociale (NAS)

    Votre NAS doit être clairement indiqué sur le document. C'est l'identifiant que Service Canada utilise pour traiter votre demande de prestations d'assurance-emploi.

  • Les dates de début et de fin d'emploi

    Le RE mentionne la date exacte où vous avez commencé à travailler et celle où l'emploi s'est arrêté. Ces dates sont essentielles pour calculer vos droits aux prestations.

  • La raison de l'arrêt (code A à Z)

    Votre employeur doit cocher un code qui explique pourquoi l'emploi a pris fin : licenciement, démission, fin de contrat temporaire, etc. Ce code est déterminant pour votre admissibilité à l'assurance-emploi.

  • Le total des gains assurables

    Le RE affiche le montant total des salaires que vous avez reçus pendant cet emploi. Service Canada en a besoin pour fixer le montant de vos prestations potentielles.

  • L'identification complète de l'employeur

    Le nom, l'adresse et les coordonnées de l'entreprise doivent être présents. C'est la preuve que le RE provient réellement de votre employeur et pas d'ailleurs.

  • La signature ou confirmation d'envoi électronique

    Si c'est un RE papier, l'employeur doit l'avoir signé. Si c'est un RE électronique soumis via ROE Web, Service Canada vous envoie une confirmation d'envoi réussi. Sans l'une ou l'autre, le document n'a pas de valeur.

Un relevé d'emploi, c'est comment Service Canada valide votre admissibilité aux prestations

Quand quelqu'un vous présente un relevé d'emploi pour justifier ses droits à l'assurance-emploi, vous êtes en face du document clé qui servira à Service Canada pour trancher. C'est l'employeur qui l'émet au moment où la rémunération s'arrête, et si les données qu'il contient sont inexactes ou volontairement fausses, l'admissibilité de la personne s'effondre. En tant que recruteur, bailleur, créancier ou professionnel du dossier, vérifier ce relevé vous protège contre les candidatures mensongères, les faux revenus déclarés et les antécédents d'emploi bricolés.

Le relevé d'emploi transite directement vers Service Canada pour déterminer si la personne peut recevoir des prestations. Les erreurs qui y figurent (mauvaises dates, gains assurables sous-estimés ou raison de cessation inexacte) peuvent être intentionnelles. Il arrive aussi que l'employeur omette de déclarer des informations critiques. Dans les deux cas, vous avez intérêt à croiser les informations avant de vous engager avec cette personne, surtout si la stabilité de son emploi précédent compte dans votre décision.

Vrai ou faux : comment trancher en 2 minutes

Un relevé d'emploi (RE), c'est pas compliqué, mais faut savoir où regarder pour ne pas se tromper. Voici comment vérifier rapidement si vous avez affaire au bon document.

  1. Vérifiez le numéro de série : il commence par W, M ou Y ?

    Un vrai RE électronique soumis à Service Canada porte un numéro de 9 caractères qui commence obligatoirement par W, M ou Y (exemple : W00000001). Si vous voyez une série A imprimée à l'ancienne, elle reste valide, mais c'est un format distribué il y a des années. Service Canada a arrêté de les commander. En doute ? Consultez votre employeur ou vérifiez sur le portail ROE Web.

  2. L'employeur a-t-il rempli les 6 champs obligatoires ?

    Sans ces 6 éléments, le RE ne peut pas traiter votre demande d'assurance-emploi. Bloc 1 : numéro de série. Numéro d'entreprise de l'ARC (celui-là, les employeurs l'oublient souvent). Votre NAS. Les dates exactes d'emploi. La raison du départ (codes A à Z, par exemple 'A' pour fin de contrat). Vos gains assurables. Si un seul manque, c'est un refus en première instance.

  3. Le RE a-t-il été émis au moment d'un arrêt de rémunération ?

    C'est la règle : l'employeur doit remplir et envoyer le RE uniquement quand la paie s'arrête (fin de contrat, licenciement, réduction d'heures permanente). Si vous avez reçu un RE mais que vous travaillez toujours ou que vous avez encore reçu une paie après, quelque chose cloche. Contactez Service Canada pour clarifier.

  4. Avez-vous reçu une rémunération assurable chez cet employeur ?

    Pour que le RE soit valable, faut que vous ayez touché un salaire admissible à l'assurance-emploi pendant votre travail. Un stage non rémunéré ou du travail au noir, ça compte pas. Si vous avez un doute sur vos gains (heures supplémentaires incluses ?), demandez à votre employeur de vérifier le bloc des gains assurables du RE.

  5. L'employeur a-t-il vraiment transmis le RE à Service Canada ?

    Un RE imprimé qu'on vous remet à la main, c'est bien, mais ça compte pour rien tant qu'il n'arrive pas à Service Canada. Les RE électroniques via ROE Web sont horodatés et confirmés automatiquement. Pour les formats papier (rares), c'est l'employeur qui envoie le tout. Vous pouvez vérifier l'état de votre RE en ligne sur Mon dossier Service Canada.

  6. Le code raison du départ figure-t-il et est-il lisible ?

    Les codes A à Z expliquent pourquoi le RE a été émis (A : fin de contrat, B : licenciement sans cause juste, C : démission, etc.). Ce code est déterminant pour votre admissibilité aux prestations. Si la case est vide ou illisible, le traitement traîne. Demandez un RE révisé à votre employeur.

Besoin d'aide pour interpréter votre RE ?

Consultez le guide officiel des employeurs ou vérifié auprès de Service Canada si des éléments vous semblent manquants ou flous.

Accéder au guide complet du RE

Ce qui cloche tout de suite sur un faux Relevé d'emploi

Un Relevé d'emploi (RE) vrai, c'est un document qu'un employeur envoie à Service Canada pour prouver qu'un employé a arrêté de travailler. Pas besoin de le garder longtemps : le gouvernement reçoit l'original directement. Si quelqu'un vous montre un RE, vous devez savoir repérer les ficelles qui trahissent un faux en 30 secondes.

  • Le numéro de série ne suit pas le bon format

    Tout RE électronique reçu par Service Canada commence par W, M ou Y, suivi de 8 chiffres (exemple : W00000001). Les vieux modèles papier (série A) ont un format différent. Si vous voyez un numero qui commence par une autre lettre, ou qui n'a pas la bonne structure, c'est un signal d'alarme. Service Canada attribue ce numero automatiquement, personne ne peut l'inventer.

  • Le numéro d'entreprise de l'ARC manque ou ne correspond pas

    Chaque employeur au Canada a un numéro d'entreprise (BN) à 15 caractères. Il DOIT apparaître sur le RE. Vérifiez-le auprès du registre de l'ARC. Si le BN est absent, invalide ou appartient à une toute autre compagnie, vous avez affaire à un document falsifié.

  • Le NAS de l'employé est vide, mal formaté ou trop court

    Un numero d'assurance sociale (NAS) valide a 9 chiffres. Il doit être présent et lisible. Si c'est vide, si c'est écrit n'importe comment (avec tirets mal placés, lettres au lieu de chiffres), c'est une arnaque. Service Canada reject tout RE incomplet ou mal saisi sur ce point.

  • Les dates d'emploi ne font aucun sens

    La date de fin ne peut jamais être avant la date de debut. La periode d'emploi doit être raisonnable (vous ne travaillez pas 10 ans si le RE affirme 2 semaines). Regardez aussi : la date de fin doit correspondre au jour où le salaire a vraiment arrêté. Les faussaires oublient souvent ces details et laissent des trous ou des chevauchements évidents.

  • La raison du RE n'est pas codifiée ou est louche

    Service Canada demande un code (A à Z) pour expliquer pourquoi le RE est émis : licenciement, démission, fin contrat, raison médicale, etc. Si le champ est vide, ou si c'est du texte libre au lieu d'un code officiel, c'est suspect. Les codes valides sont documentés par Emploi et Développement social Canada.

  • Les gains assurables sont arrondis bizarrement ou exorbitants

    Les gains doivent être calculés selon les règles précises d'assurance-emploi. Pas de montants ronds qui tombent comme par magie, pas de salaires qui semblent inventes. Demandez la paie de l'employé ou ses bulletins : ils doivent correspondre exactement aux gains indiques sur le RE.

  • Le RE ne vient pas directement de l'employeur ou de ROE Web

    Les vrais RE passent par deux canaux officiels : une soumission électronique via le portail ROE Web de Service Canada, ou un formulaire papier imprimé par l'employeur. Si quelqu'un vous envoie un RE par courriel comme une image JPEG, ou si c'est une photo floue d'un document, stop. Les originaux transitent par des systèmes sécurisés, jamais par des canaux informels.

  • Le document a un grain, des taches ou des corrections manuelle suspectes

    Un RE papier original est clairement imprime ou photocopie proprement. S'il est usé, mal copy, ou si on voit des correxions a l'encre (ratures, rayures), c'est mauvais signe. Les formulaires papier legitimes de la serie A sont rare maintenant, mais s'ils existent, ils sont propres et sans retouches.

Un Relevé d'emploi authentique face à une contrefaçon : comment les distinguer

Lorsqu'un candidat, un locataire ou un demandeur de prêt vous présente un Relevé d'emploi (RE), vous avez tout intérêt à vérifier son authenticité. Le RE est un document officiel émis par l'employeur et transmis à Service Canada pour déterminer l'admissibilité aux prestations d'assurance-emploi. Certains éléments visuels et structurels ne trompent pas : c'est en les comparant côte à côte que vous décelrez les anomalies.

Voici ce que vous devez examiner attentivement sur chacun de ces documents.

Un Relevé d'emploi authentique

Le document que vous voyez respecte les normes officielles de Service Canada. Voici ses caractéristiques clés.

  • Numéro de série au Bloc 1 : composé de 9 caractères alphanumériques commençant par W, M ou Y (pour les RE électroniques), ou pré-imprimé et unique sur les versions papier.
  • Numéro d'entreprise de l'ARC clairement affiché, accompagné du numéro d'assurance sociale (NAS) de l'employé masqué ou partiellement visible selon les protocoles.
  • Dates d'emploi précises, raison du RE indiquée par un code officiel (A à Z selon les règles de Service Canada), et gains assurables calculés correctement.
  • Présentation uniforme, avec des champs bien alignés, une typographie cohérente et aucune correction manuscrite suspecte sur les informations critiques.
  • Marques de sécurité évidentes : papier de qualité, impression nette, aucun signe d'altération ou de photocopie dégradée.

Un Relevé d'emploi suspect ou contrefait

Certains signaux d'alerte doivent vous mettre en garde. Voici les anomalies à repérer immédiatement.

  • Numéro de série absent, invraisemblable ou ne commençant pas par W, M ou Y : cela suggère que le RE n'a pas été soumis correctement via ROE Web ou que la numérotation a été bricolée.
  • Numéro d'entreprise de l'ARC manquant, invalide ou ne correspondant pas au secteur d'activité déclaré ; NAS de l'employé visible intégralement sans masquage.
  • Dates d'emploi illogiques (fin avant le début), raison du RE absente ou utilisant un code qui ne figure pas dans la liste officielle, gains assurables arrondis de façon suspecte.
  • Présentation désalignée, typographie incohérente, corrections manuscrites visibles sur des blocs importants, ou signes évidents de photocopie ou de montage numérique.
  • Papier de mauvaise qualité, impression floue ou inégale, encre qui s'effrite, ou marques de sécurité absentes ou mal reproduites.

Les faux Relevés d'emploi circulent, mais les données manquent

Service Canada ne publie pas de statistiques publiques sur le nombre de faux Relevés d'emploi détectés ou en circulation. Les données sur la fraude documentaire relative au Relevé d'emploi ne sont pas accessibles dans les rapports officiels disponibles.

Ce silence statistique ne signifie pas que le problème n'existe pas. Des faux Relevés d'emploi sont bel et bien produits et utilisés pour obtenir des prestations d'assurance-emploi indûment. Toutefois, sans chiffres officiels, il est impossible de quantifier l'ampleur réelle du phénomène.

Ce qui reste vérifiable, c'est comment reconnaître un authentique Relevé d'emploi et ainsi déjouer les tentatives de présentation de faux documents.

Comment repérer un relevé d'emploi qui a été truqué

Un relevé d'emploi modifié ou contrefait peut vous coûter cher. Que vous soyez responsable du recrutement, prêteur, notaire ou agent immobilier, vous avez intérêt à savoir ce que les faussaires font le plus souvent. Voici les techniques qui reviennent régulièrement et comment les détecter.

Le relevé d'emploi authentique porte un numéro de série à 9 caractères commençant par W, M ou Y pour les documents électroniques, ou est pré-imprimé pour les versions papier. Tout ce qui s'écarte de ce format doit vous alerter.

  • Numéro de série falsifié ou absent

    Le faussaire supprime le numéro de série original ou en invente un qui ne respecte pas le format. Bloc 1 doit afficher un code à 9 caractères commençant par W, M ou Y pour un RE électronique. Si le document ne porte aucun numéro ou un numéro qui commence par autre chose, demandez au porteur de le faire vérifier directement auprès de Service Canada. Un RE valide a toujours ce numéro : c'est la trace de son enregistrement officiel dans le système.

  • Modification des dates d'emploi

    Changer les dates d'embauche ou de fin d'emploi est l'une des plus vieilles ruses. Cela sert à inventer une ancienneté fictive ou à dissimuler des périodes de chômage. Comparez les dates du relevé d'emploi avec vos dossiers RH ou votre correspondance antérieure. Si la personne qui le présente donne une explication vague ou contradictoire sur la durée exacte de son emploi, appelez l'employeur mentionné pour confirmer les vraies dates.

  • Gains assurables gonflés ou diminués

    Le porteur du document veut parfois faire croire qu'il gagnait plus (pour un prêt ou une location) ou moins (pour des allocations). Les gains assurables sont inscrits bloc par bloc sur le relevé. Vérifiez ce montant en le comparant avec les talons de paie que vous pourriez avoir, ou demandez une confirmation écrite de l'employeur. Une différence entre le salaire déclaré à l'impôt et celui du relevé d'emploi est un signal rouge.

  • Raison du relevé d'emploi (code) altérée

    Le relevé d'emploi porte un code (A à Z) qui explique pourquoi l'employé a arrêté de travailler : licenciement, démission, fin de contrat, etc. Modifier ce code change complètement la raison officielle et peut affecter les droits aux allocations. Demandez-vous : est-ce que la raison écrite correspond à ce que la personne vous a dit lors de son entrevue? Si elle a parlé d'une démission volontaire mais que le code dit licenciement, posez des questions.

  • Numéro d'entreprise ou numéro d'assurance sociale (NAS) incorrect

    Un faussaire peut inverser des chiffres, utiliser un faux numéro d'entreprise de l'ARC ou mettre un NAS qui ne correspond pas à la personne. Vérifiez que le NAS du relevé d'emploi coïncide avec celui du candidat ou du locataire. Le numéro d'entreprise peut se valider auprès de l'ARC si vous avez des doutes sérieux. Un écart ici n'est jamais un détail : c'est la preuve que quelque chose ne colle pas.

  • Utilisation de vieux formats déclarés obsolètes

    Certains faussaires essaient de passer un vieux relevé d'emploi format papier de la série A ou un format laser (série L) en prétendant que c'est un document actuel. Ces formats ne sont plus commandés par Service Canada. Si vous recevez un relevé d'emploi dont le format ou la couleur semble ancien, demandez au porteur pourquoi il n'a pas un relevé plus récent émis en électronique. Un document obsolète peut être valide, mais son ancienneté doit être expliquée de manière crédible.

  • Modifications visibles sur le papier ou l'image

    Sur un original papier, cherchez les traces : rayures, ratures, collage, surimpression, ou encre qui ne correspond pas. Sur une copie numérique, vérifiez que le document n'a pas été découpé, collé ou retraité avec un logiciel de retouche. Les pixels qui ne s'alignent pas, les signatures qui semblent floues ou une qualité d'image étrangement dégradée à certains endroits doivent vous mettre en alerte. Si le document vient par courriel, demandez l'original scanné à pleine résolution.

  • Absence de signature ou de tampon de l'employeur

    Un relevé d'emploi authentique porte la signature et souvent le tampon ou la mention de l'employeur ou de son représentant. Si le document est vierge à cet endroit, ou si la signature semble photocopiée à plusieurs reprises, c'est un indice de fraude. Contactez l'employeur directement (appelez le numéro que vous trouvez vous-même, pas celui écrit sur le document) et demandez si ce relevé a vraiment été signé par eux.

Le relevé d'emploi vous semble louche ? Voilà comment vérifier

Un candidat vous présente un relevé d'emploi, un locataire le joint à son dossier, ou vous le recevez d'un tiers ? Avant de l'accepter, vous avez tout intérêt à vous assurer qu'il est authentique. Un faux relevé d'emploi peut vous coûter cher : admission frauduleuse à des prestations, transactions immobilières ou financières basées sur de fausses informations, perte de temps et de ressources.

Service Canada émet les relevés d'emploi (RE) via un système sécurisé. Voici comment réagir si vous avez des doutes.

  • Vérifiez que le numéro de série suit le bon format

    Tout relevé d'emploi électronique transmis avec succès porte un numéro de série automatiquement attribué : 9 caractères alphanumériques qui commencent par W, M ou Y. Si le numéro ne respecte pas ce format, ou s'il est absent, c'est un signal d'alarme. Les anciens relevés papier de la série A gardent leur validité, mais méfiez-vous des formats laser ou de numérotations qui ne correspondent à aucun système reconnu par Service Canada.

  • Contactez directement l'employeur pour confirmer

    Le numéro de téléphone, l'adresse et le nom de l'entreprise doivent vous être connus ou vérifiables. Téléphonez à la personne qui a présumément émis le relevé, ou à son département de la paie, en utilisant un numéro que vous trouvez vous-même (répertoire en ligne, site officiel). Demandez confirmation que le relevé a bien été transmis à Service Canada pour cet employé. Ne vous contentez pas d'un email : un appel direct élimine beaucoup de doutes.

  • Vérifiez les éléments obligatoires du document

    Un relevé d'emploi complet doit contenir le numéro de série, le numéro d'entreprise de l'Agence du revenu du Canada, le numéro d'assurance sociale de l'employé, les dates de début et de fin d'emploi, la raison du relevé (codes A à Z qui indiquent pourquoi le relevé est émis), et les gains assurables. Si l'un de ces champs manque ou semble mal rempli, demandez un RE corrigé auprès de l'employeur. Les erreurs ou omissions peuvent indiquer une falsification.

  • Utilisez le service de vérification de Service Canada

    Service Canada permet aux particuliers et aux employeurs de consulter les informations concernant un relevé d'emploi via le portail sécurisé. Si vous êtes la personne concernée par le RE (l'employé), connectez-vous à Mon dossier Service Canada. Si vous êtes un tiers autorisé (employeur, représentant légal, professionnel habilité), vous pouvez demander une vérification par le service à la clientèle de Service Canada. Cela vous permettra de confirmer que le document a bien été reçu et traité.

  • Signalez tout RE suspect à Service Canada

    Si après vérification vous découvrez que le relevé est faux, ou si vous soupçonnez une fraude à l'assurance-emploi, signalez-le sans tarder à Service Canada. Vous pouvez contacter le Centre Service Canada le plus proche, appeler leur ligne d'information, ou soumettre un rapport de fraude en ligne. Gardez une trace de votre signalement : numéro de dossier, date, personne contactée. Plus les autorités reçoivent des signalements rapides et détaillés, plus elles peuvent intervenir efficacement.

Avez-vous le droit de demander un Relevé d'emploi ?

Oui, vous avez tout à fait le droit de demander un Relevé d'emploi (RE) à l'employeur d'une personne. Ce document est fondamental pour vérifier que son historique professionnel tient debout, qu'il s'agisse d'une vérification avant embauche, d'une demande de crédit ou d'une transaction immobilière.

Le Relevé d'emploi est émis par l'employeur lorsqu'un arrêt de rémunération survient et que le salarié a reçu une rémunération assurable. Il est transmis à Service Canada pour déterminer si la personne peut obtenir des prestations d'assurance-emploi. C'est un document officiel, créé spécifiquement pour établir des droits.

  • Qui émet ce document et pourquoi

    L'employeur produit le RE dès qu'un employé cesse de recevoir une paie assurable. Ce n'est pas un document que la personne remplit elle-même : c'est l'employeur qui en a la responsabilité légale. Service Canada le reçoit directement pour déterminer l'admissibilité aux prestations.

  • Ce que vous vérifiez dans le document

    Un RE valide contient des informations clés : le numéro de série (commençant par W, M ou Y pour les versions électroniques), le numéro d'entreprise de l'ARC, le numéro d'assurance sociale du salarié, les dates exactes d'emploi, la raison du RE (indiquée par un code de A à Z) et les gains assurables. Si l'une de ces informations manque ou semble incohérente, le document n'a pas de valeur.

  • Formats acceptés

    Le RE électronique (ROE Web) est le standard actuel. Les anciennes séries laser ou papier restent valides si elles ont été correctement remplies, mais ne peuvent plus être commandées. Si quelqu'un vous présente un RE de très vieille date, ne vous fiez pas à son authenticité sans confirmation auprès de Service Canada.

  • Protection des données personnelles

    Le Relevé d'emploi contient le numéro d'assurance sociale de la personne et d'autres informations sensibles. Vous avez le droit de le demander dans un contexte légitime (vérification d'emploi, évaluation de crédit, gestion immobilière), mais vous devez le traiter de manière confidentielle et ne l'utiliser que pour votre fin spécifique. Ne le photocopiez ou ne le partagez que si c'est nécessaire.

  • Comment l'obtenir

    Contactez directement le département des ressources humaines ou de la paie de l'employeur. Dites-lui que vous avez besoin d'un Relevé d'emploi pour un motif légitime et donnez-lui le nom ou les dates pertinentes. L'employeur a l'obligation de le fournir si la personne y a consenti ou si vous avez un droit légal de l'exiger (par exemple, en tant que prêteur vérifiant les antécédents d'emploi).

Comment votre employeur transmet un Relevé d'emploi à Service Canada

Vous vérifiez un Relevé d'emploi présenté par un candidat, un locataire ou une personne qui demande un crédit. Voici comment ce document passe entre les mains de l'employeur et l'administration fédérale, et ce que vous devez en attendre.

  1. L'employeur remplit le formulaire auprès de Service Canada

    L'employeur se connecte à Relevé d'emploi sur le Web (plateforme officielle de Service Canada, Emploi et Développement social Canada). Il remplit le formulaire électronique avec les informations de l'employé : numéro d'assurance sociale, dates d'emploi, raison de la fin d'emploi (code A à Z), et gains assurables. L'employeur dispose d'un compte d'accès sécurisé pour cette transmission.

  2. Service Canada attribue automatiquement un numéro de série

    Une fois le formulaire soumis avec succès, Service Canada génère un numéro de série unique de 9 caractères alphanumériques. Ce numéro commence par W, M ou Y selon le type électronique. Par exemple : W00000001. C'est ce numéro qui prouve que le RE a été délivré officiellement et peut être retrouvé dans les dossiers de l'administration.

  3. Le document est archivé dans le dossier de l'employé

    Service Canada enregistre le Relevé d'emploi dans son système. L'employeur reçoit une confirmation de transmission et peut garder une copie à titre de preuve. Ce RE reste lié au dossier d'assurance-emploi de l'employé et peut être consulté si celui-ci fait une demande de prestations.

  4. L'employé reçoit ou accède à son copie

    L'employeur communique une copie du RE à l'employé (par courrier, courriel ou remise en main propre, selon ses pratiques). L'employé peut également consulter certaines informations via son compte Mon dossier Service Canada s'il en a un.

  5. Vérifiez les éléments obligatoires du RE présenté

    Avant d'accepter ce document, confirmez qu'il contient le numéro de série (bloc 1), le numéro d'entreprise de l'ARC, le NAS de l'employé, les dates d'emploi précises, la raison du RE (codes A à Z) et les gains assurables. Chacun de ces éléments doit être rempli et lisible. Un RE incomplet ou mal rempli peut signaler une fraude ou une erreur administrative.

Comment différencier un relevé d'emploi d'un attestation d'emploi ou d'une lettre de l'employeur

Quand quelqu'un vous présente un relevé d'emploi (RE), vous devez vérifier qu'il s'agit bien du bon document et non d'une simple attestation ou d'une lettre de l'employeur. Ces documents servent des objectifs différents et n'ont pas la même valeur auprès de Service Canada ou d'une institution financière.

Voici comment les distinguer et quand demander le vrai relevé d'emploi.

  • Le relevé d'emploi (RE) : c'est le document officiel pour l'assurance-emploi

    Le relevé d'emploi est un formulaire standardisé que l'employeur remplit et transmet directement à Service Canada quand un employé cesse de recevoir une rémunération. Il contient des codes de raison (A à Z selon la situation : démission, licenciement, fin de contrat saisonnier, etc.), les gains assurables, les dates d'emploi et d'autres données que Service Canada analyse pour déterminer l'admissibilité aux prestations d'assurance-emploi. C'est le seul document que Service Canada reconnaît pour cette démarche.

  • L'attestation d'emploi : un document maison de l'employeur

    L'attestation d'emploi est une lettre ou un formulaire simplifié que l'employeur crée lui-même, généralement sur son papier à en-tête. Elle confirme qu'une personne a travaillé pour lui, pendant combien de temps et parfois à quel salaire, mais elle n'inclut pas les codes de raison du RE ni la structure formelle exigée par Service Canada. Les institutions financières (banques, assureurs) acceptent parfois une attestation pour vérifier un emploi passé, mais ce n'est pas un équivalent du RE pour l'assurance-emploi.

  • La lettre de l'employeur : trop souple, insuffisante

    Une simple lettre décrivant l'emploi d'une personne (durée, postes, responsabilités) ne remplace pas un relevé d'emploi. Elle peut être utile pour un CV ou une application à un nouveau poste, mais elle ne sera pas acceptée par Service Canada pour traiter une demande d'assurance-emploi. Elle manque des éléments clés (numéro d'entreprise, code de raison du départ, gains assurables précis).

  • Pourquoi cette distinction est cruciale pour vous

    Si vous vérifiez un dossier de candidature ou une demande de crédit, et que la personne présentée vous montre une attestation ou une lettre au lieu d'un RE, cela peut signifier soit qu'elle n'a pas encore reçu le vrai document de la part de Service Canada, soit qu'elle l'évite volontairement. Demandez toujours le relevé d'emploi officiel pour confirmer les détails de son dernier emploi. Si la personne dit qu'elle ne l'a pas, contactez son ancien employeur directement ou consultez Service Canada pour vérifier si le RE a bien été transmis.

  • Comment reconnaître un vrai RE à la réception

    Un relevé d'emploi officiel porte un numéro de série (commençant par W, M ou Y selon sa version électronique), inclut le numéro d'entreprise de l'ARC de l'employeur, le numéro d'assurance sociale (NAS) de l'employé, les dates exactes d'emploi et de cessation, la raison codifiée du départ (une lettre de A à Z) et le total des gains assurables. Le document provient directement de Service Canada ou a été généré via le système ROE Web de l'employeur. Si vous voyez une lettre sans cette structure, ce n'est pas un RE.

Consulter notre guide de vérification

Vos questions fréquentes sur le relevé d'emploi

Vous devez le demander directement à votre employeur, qui a l'obligation légale de vous le remettre dès que vous quittez votre poste. Vous pouvez faire la demande par écrit, par courriel ou en personne auprès du département des ressources humaines. Si vous avez des retards ou des refus, vous pouvez aussi contacter Service Canada pour faire une demande officielle.

Un relevé d'emploi n'expire jamais, mais il doit être utilisé pour produire une demande de prestations d'assurance-emploi dans les quatre ans suivant la fin de votre emploi. Passé ce délai, votre employeur peut refuser de le réémettre sans raison valable.

Commencez par rappeler à votre employeur par écrit (courriel ou lettre recommandée) qu'il doit vous le remettre dans les meilleurs délais. Si votre employeur refuse ou disparaît, contactez Service Canada ou l'agence provinciale du travail pour déposer une plainte et demander l'intervention d'un enquêteur. Vous pouvez aussi consulter un agent d'Emploi et Développement social Canada qui vous aidera à obtenir un relevé de remplacement.

Examinez attentivement tous les champs : dates d'emploi, salaire assurable, raison de la cessation d'emploi et autres retenues. Si vous repérez une erreur, avisez votre employeur immédiatement par écrit et demandez un relevé corrigé. Vous avez le droit de contester des informations inexactes auprès de Service Canada si votre employeur refuse de corriger.

Oui, si vous avez changé d'emploi plusieurs fois dans la même année civile, chaque employeur doit vous remettre son propre relevé d'emploi. Vous devez déclarer tous les relevés lors d'une demande de prestations d'assurance-emploi ou d'impôt sur le revenu pour que Service Canada ou l'Agence du revenu du Canada disposent de l'information complète.

Vous seul avez le droit de demander votre relevé d'emploi auprès de votre employeur. Quelqu'un d'autre peut le faire seulement s'il détient une procuration officielle ou un consentement écrit de votre part, ou dans certains cas exceptionnels comme une procédure judiciaire. Service Canada peut aussi y accéder si vous autorisez la divulgation lors d'une demande de prestations.

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